Veille juridique

Lutte contre les addictions - Dispositif de soutien par le fonds de lutte contre les addictions liées aux substances psychoactives aux actions régionales

Rédigé par ID.CiTé le 01/08/2019



Lutte contre les addictions - Dispositif de soutien par le fonds de lutte contre les addictions liées aux substances psychoactives aux actions régionales
La présente instruction a pour objet de présenter aux ARS le dispositif de soutien, par le fonds de lutte contre les addictions liées aux substances psychoactives, aux programmes régionaux de santé, aux programmes régionaux de réduction du tabagisme ainsi qu’à la déclinaison régionale d’actions nationales prioritaires. 

Le fonds de lutte contre les addictions a défini trois axes prioritaires en cohérence avec les axes du PNLT et du plan national de mobilisation contre les addictions.
Les agences bénéficieront de crédits supplémentaires pour soutenir, dans le cadre d’un appel à projets régional, des actions contribuant à la lutte contre les addictions sur leurs territoires, en cohérence avec leurs projets régionaux de santé.

INSTRUCTION N° DGS/SP3/DSS/MCGRM/CNAM/2019/156 - NOR : SSAP1919761J - 2019-07-05

http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2019/07/cir_44810.pdf


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Renforcement du partenariat entre les Consultations jeunes consommateurs et les établissements scolaires

L’adolescence est une période d’expérimentation en général, et de rencontre avec les substances psychoactives, notamment le tabac, l’alcool, le cannabis. Les niveaux de consommation des produits psychoactifs chez les jeunes sont préoccupants en France et globalement supérieurs à la moyenne des autres pays européens. A 17 ans, 25 % des adolescents fument chaque jour. L’âge moyen du passage à un tabagisme quotidien est de 15 ans. 44 % déclarent une alcoolisation ponctuelle importante (API) (consommation d’au moins 5 verres d’alcool en une seule occasion) dans le dernier mois, et 16,4 % des API répétées au moins 3 fois dans le mois. 7,2 % sont consommateurs réguliers de cannabis (au moins 10 usages dans le mois). 

Un des enjeux majeurs est de repérer précocement les jeunes en difficulté pour prévenir l’installation dans des usages de produits ou des pratiques sans produit (jeux, écrans…) problématiques et favoriser l’orientation vers une prise en charge adaptée si besoin, en s’appuyant sur un ensemble de compétences médicales, psychologiques, éducatives, sociales. Il est donc important et nécessaire d’agir auprès de l’entourage des jeunes, en première ligne pour repérer d’éventuelles difficultés, et en particulier auprès du milieu éducatif, et de fournir à l’entourage des clés de compréhension et des outils pour être plus à l’aise pour aborder ces questions et favoriser le lien vers les ressources et les dispositifs d’aide. 

La promotion de la santé à l’école s’appuie sur une démarche globale et positive permettant de promouvoir le bien-être des élèves dans un environnement bienveillant favorisant un climat de confiance et de réussite. Elle doit renforcer les attitudes favorables à la santé pour tous les élèves et, pour certains, répondre aux problèmes de santé rencontrés ou prévenir des conduites à risque. Les comportements de santé à risque (addiction, sédentarité, alimentation…) structurent et renforcent les inégalités sociales au cours de l’enfance et de l’adolescence.

La présente note d’information a pour objet d’accompagner le renforcement des partenariats entre les consultations jeunes consommateurs et les établissements scolaires (collèges et lycées) et comprend un modèle de convention pouvant être adapté par les structures.

NOTE D’INFORMATION N° DGS/SP3/2019/166 - NOR : SSAP1920578N - 2019-06-07

http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2019/07/cir_44811.pdf